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Laissez les gens finir leur phrase
Vous ne gagnez pas de temps. Vous dépensez le tour de parole de quelqu'un d'autre.
La plupart des interruptions sont de l'enthousiasme, pas de la méchanceté. C'est bien le problème : vu de l'intérieur ça ne fait rien, vu de l'extérieur ça fait beaucoup.
Ce n'est pas non plus réparti équitablement. Ce sont toujours les mêmes qu'on coupe, toujours les mêmes qui coupent, et la salle apprend peu à peu quelles phrases on peut se permettre de commencer.
Pourquoi ça passe mal
La fin de la phrase, c'est l'essentiel
Les gens mettent la partie surprenante à la fin. Vous avez coupé juste avant.
Ce n'est pas aléatoire
Regardez qui se fait couper dans vos réunions. Ce seront les mêmes noms toutes les semaines.
Ça coûte à tout le groupe
Après deux coupures, quelqu'un arrête de proposer. Vous ne saurez jamais ce que vous n'avez pas entendu.
À faire à la place
Comptez jusqu'à deux
Deux secondes après le silence. La plupart des gens n'ont pas fini, ils respirent.
Notez-le
L'idée que vous mourez d'envie de dire survivra quatre-vingt-dix secondes sur un bout de papier.
Rendez la parole
« Pardon — vous disiez ? » Répare l'essentiel des dégâts sur-le-champ.
Dites le schéma à voix haute
« Je crois que Priya était en train de parler. » Ça ne vous coûte rien et ça change la salle.
Quand ça ne pose aucun problème
La réunion part en fumée et quelqu'un doit l'arrêter. Quelqu'un affirme une chose factuellement fausse sur laquelle on s'apprête à agir. C'est une conversation rapide et familière où se chevaucher est le style commun — certaines cultures et certaines amitiés fonctionnent vraiment comme ça.
Les questions qu'on nous pose
- Et si la personne ne s'arrête jamais de parler ?
- C'est un vrai problème, et une autre page. Coupez alors avec un point de méthode : « on garde ça de côté et on passe à la décision ? »